Hier tu as eu un an. Je m’étais dit qu’il fallait que j’écrive un article sur ça, un qui soit à la hauteur de ce que tu m’as appris et apporté pendant ces 365 jours mais les mots ne sortent pas aussi facilement que je l’aurais voulu. J’ai peur qu’ils sonnent faux, peur que ça fasse déjà vu ou trop larmoyant, et aussi parce qu’aucun mot ne saurait décrire véritablement l’amour que je te porte.

J’ai lu quelque part que lors d’une naissance, une maman a le coeur qui se sépare en deux, je trouve cette métaphore tellement parlante. Une partie de mon coeur t’appartiendra toujours.

Quand je repense à cette année, je me dis qu’elle a été courte et longue à la fois. J’essaye de profiter de chaque moment passé avec toi, je note dans un cahier nos souvenirs les plus marquants, je te filme et te prends en photo pour ne rien oublier. Une impression que tout me file entre les doigts si je ne le fais pas.

Je me souviens de cette première nuit, de ces premier instants en tête à tête. Je crois que je ne réalisais pas vraiment que tu allais changer ma vie à tout jamais.

Il y a un an, je suis devenue maman, il y a un an j’ai croisé ton regard pour la première fois. Tu regardais déjà tout autour de toi, tu découvrais ce monde un peu ébahi. Tu as conservé ce regard si spécial, tu fixes toujours les gens ou les objets en fronçant tes sourcils comme si tu analysais la situation avant de te lancer.

Dès le début tu as montré un goût prononcé pour la nourriture car tu as tété plus qu’il n’aurait fallu, tu voulais aller plus vite que prévu. J’y repense avec beaucoup  d’amusement car aujourd’hui encore, alors que tu as déjà un morceau de nourriture dans la bouche tu en veux un autre, je ne suis jamais assez rapide. Tu as gardé ce bon appétit. Tu as d’ailleurs mis ta main sur ton gâteau d’anniversaire avant même d’avoir soufflé la bougie, et tu as mangé un énorme bout de ce gâteau aux fraises.

Tu es un bébé facile qui pleure rarement excepté pour une chose, et ce depuis ta naissance, tu détestes que l’on t’habille. Les pantalons passent encore, mais dès que tu sens que l’on va te mettre les manches, tu pleures. C’est parfois le parcours du combattant pour t’habiller : j’essaye de t’occuper, de t’avoir par surprise mais rien n’y fait tu vois le truc venir à des kilomètres.

Ton premier fou rire a été sur une musique d’Elvis Presley. J’entends encore ce son comme si c’était hier. Ton père te faisait danser sur cette chanson et tu riais aux éclats dans ton petit body superman. En parlant de ça, tu es fasciné par une carte postale que j’ai offerte à ton père pour ses 30 ans alors que j’étais enceinte et qui représente un petit super-héros. Le monde semble figé autour de toi lorsque tu l’as entre les mains.

Je me souviens également de nos premières vacances à trois, elles resteront gravées dans ma mémoire à tout jamais, comme chacune de nos premières fois ensemble.

Au départ tu passais des heures à dormir dans mes bras et je trouvais parfois le temps long. Aujourd’hui je donnerais tout ce que j’ai pour que tu t’endormes à nouveau dans mes bras ne serait-ce qu’une fois, que tu te sentes protégé lorsque tu te loves tout contre moi. C’est arrivé à nouveau lorsque tu as été malade pour la première fois. On est toujours un peu stressé en tant que parent lorsque ça arrive, mais tu pouvais compter sur nous. Tu as passé une bonne partie de la nuit dans mes bras.

Tu es fasciné par les bulles et dès que tu vois le chat tu cries, tu essayes de l’appeler. Malheureusement pour toi, il ne te répond pas.

Tu adores les livres comme moi, tu peux passer un long moment à en regarder un et à le tourner dans tous les sens. Lorsque tu es content tu bouges tes mains et tes pieds d’une façon qui n’appartient qu’à toi.

Je te raconte tous ces souvenirs de manière un peu décousue. Il y en a tellement, j’en ai surement oublié certains. Je sais aussi que l’on va avoir tellement de souvenirs à construire ensemble.

Il y a eu un moment pendant lequel mon coeur se serrait rien qu’en pensant à tout cela, à nos premiers mois ensemble. Aujourd’hui je ne me retourne plus sur le passé avec tristesse mais avec tendresse, car je sais que le meilleur reste à venir. Tu m’as déjà tellement montré, que j’ai hâte de voir la suite, hâte d’avancer avec toi.

Je grandis et j’apprends en même temps que toi et qu’est-ce que j’aime te voir évoluer et appréhender le monde, j’aime nos moments, j’aime tout de toi, bref je t’aime tout simplement. Tu as rendu notre vie plus belle.

Voila mon amour, mon ange, ce 17 avril 2016 tu as changé ma vie,

Mon regard a croisé le tien,
Tu as pris ma main,
J’ai lié ma vie à la tienne,
et ce à tout jamais.
Je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle et bien plus encore. 

Joyeux anniversaire mon bébé.

Et pour ceux qui voudraient lire ou relire la première lettre que je lui avais écrite sur le blog, cliquez juste ici.