Bonjour à tous, aujourd’hui je vous retrouve pour un article un peu particulier sur la maternité, un article un peu inédit que je n’ai jamais vraiment vu sur la toile. Ah ah, là de suite j’ai dû réussir à vous interpeller et à titiller votre curiosité mais attendez encore un peu pour rentrer dans le vif du sujet.

J’étais en train de lire l’article de ma douce Noémie sur le cododo et les idées reçues que l’on s’en fait, et je ne sais pas pourquoi mais je lui ai répondu que dans le règne animal ce genre de question ne se posait même pas et qu’il était normal de rester collé à sa progéniture et ce dès la naissance.

En effet, l’Homme pense à tort qu’il est supérieur aux autres espèces car il a su aller dans l’espace, créer un monde ultra connecté, faire des progrès en médecine mais surtout, il croit maitriser la nature. Personnellement, je pense que dans certains domaines l’animal (d’ailleurs n’oublions pas que nous en sommes également), est supérieur sur bien des niveaux et que l’Homme a parfois oublié ses fondamentaux, la base. Il devrait se recentrer un peu plus sur l’essence même de sa nature et écouter un peu plus son environnement.

A force de trop communiquer nous ne savons plus être à l’écoute de ce qui nous entoure, y compris nos instincts les plus primitifs comme la survie ou encore la maternité qui est le sujet qui nous intéresse. En effet, vous connaissez tous la catastrophe tragique du tsunami, mais savez vous que des animaux ont senti le cataclysme arriver et ont réussi à se sauver et se réfugier dans les terres, tout simplement parce qu’ils sont à l’écoute.

J’ai alors eu envie de reprendre nos grands principes du moment sur la maternité et de les comparer avec ce qui se passe dans le règne animal. Bien sûr tout ceci est à prendre avec beaucoup d’humour car il existe autant de façon d’être une mère qu’il y a d’espèces animales. Tout simplement, je pense que l’on se pose trop de questions sur des choses qui devraient être essentielles ou naturelles, soyons un peu plus à l’écoute de nos instincts.

Le Cododo/ Le Portage

C’est surtout ce principe qui m’ avait fait réagir et auquel j’ai pensé en lisant l’article de Noémie. Il y a la vieille école, celle qui te dit qu’il faut laisser pleurer bébé et il n’est pas rare d’entendre alors que le bébé est tout petit « ne lui donne pas la mauvaise habitude de l’avoir dans les bras ». Le peau à peau n’est pas dans les habitudes depuis si longtemps que ça et des chercheurs ont dû se pencher sur la question pour conclure que c’était une bonne chose. Je viens par exemple de lire une recherche qui affirme que les prématurés qui ont été en peau à peau ont un QI supérieur à ceux qui ne l’ont pas été.

Si on regarde les mammifères, dans la majorité des cas ce lien existe dès le départ. La mère lèche le petit pour le laver du liquide amniotique ou lui offre la tétée. Nous, êtres humains, nous avons eu besoin de têtes bien pensantes pour nous dire que conserver un lien après l’accouchement était important (ah ah j’ai envie de rire quand j’écris ça, quand je vois comment certains chercheurs travaillent sur des choses évidentes). Ainsi, chez nos plus proches voisins les singes, le petit reste littéralement accroché et agrippé à sa mère pendant plusieurs mois voire plus longtemps tandis que nous, il n’est pas rare d’entendre encore certaines personnes dire que c’est une mauvaise habitude alors que le bébé a à peine deux semaines.

Le bébé était 9 mois bien au chaud, tout lui arrivait sans rien demander, il entendait votre coeur battre et en un rien de temps le monde qu’il connait disparait, et il doit apprendre à tout faire. Il faudrait qu’il soit éloigné de son seul repère c’est-à-dire sa mère? Alors je ne dis pas que vous devez dormir avec lui ou le porter jusqu’à ses 10 ans, mais si vous ressentez ce besoin presque animal de dormir avec lui ou si être dans vos bras le calme, écoutez-vous.

La bienveillance et la quête de l’autonomie

C’est le principe par excellence qui sur le papier est super mais  qui n’est pas toujours vrai dans la réalité : ne jamais hausser la voix, expliquer les choses sereinement, etc….il y a des moments où j’en peux plus de cette bienveillance. J’ai parfois l’impression que notre société confond un peu tout et ne sait pas ce qu’est véritablement la bienveillance. Je vais éclaircir ce que je dis car ce n’est peut être pas très clair. Voilà, de nos jours il faut expliquer chaque situation, les mots sont censés tout régler, il faut être gentil avec son prochain et ne jamais vexer…alors au risque de vous paraitre brusque le monde actuel n’est pas gentil. Bien sûr il faut essayer de changer les choses  et d’appliquer une certaine bienveillance envers les gens, mais regardons du côté des animaux et notamment chez les félins.

Ces derniers vivent dans des clans et pour être le chef ça s’obtient par un combat. Il est sans cesse défier et doit rester au top sinon il tombe de son trône. Les petits tigres doivent très vite apprendre à chasser seuls et à suivre le mouvement sinon ils sont délaissés. Chez les tortues de mer, sur un nombre incalculable d’oeufs pondus , seule une poignée de tortues arrivent à la mer. La maman oiseau apporte à manger aux petits qui ne savent pas manger mais ils doivent rapidement se débrouiller seuls.

Imaginez la maman d’une proie qui explique à son petit : il faut être bienveillant, si on t’attaque ne te défend pas laisse toi faire et essaye d’expliquer au félin que c’est méchant. Ah ah ah oui je caricature mais parfois j’ai l’impression que cette bienveillance veut à la fois tout dire et rien dire en meme temps. Il faut aussi donner à son enfant les armes pour se défendre et lui faire comprendre que la bienveillance n’est malheureusement pas toujours ce qui définit notre société : la vie est un champ de bataille perpétuel.

Ceci dit, la pensée Montessori dont on parle beaucoup a pour but d’amener à l’autonomie de l’enfant assez rapidement et de lui donner les outils pour le faire. Dans un sens cela rejoint le règne animal.

Je pense toutefois que c’est en étant bienveillant avec nos enfants que l’on fera des adultes bienveillants qui seront tournés vers l’Autre. Je suis sans doute naïve mais j’aime à penser que l’Homme est bon malgré tout ce que l’on voit.

L’accouchement physiologique

J’avais regardé un reportage à la tv sur je ne sais plus quel zoo, dans lequel on voyait l’accouchement d’un girafon. C’était beau à voir mais en même temps je ne m’attendais pas à ça. La plupart du temps, les accouchements se font sans aide, il n’y que l’Homme qui a besoin d’autant de choses (je vous rappelle de ne pas tout prendre au premier degrés et je sais bien le travail qu’accomplit la médecine et cela sauve des vie, je ne suis pas une anti progressiste). On est aussi la seule espèce qui veut faire descendre un enfant en étant allongée. Mettez un objet dans une bouteille et posez la à l’horizontale, celui ci ne bougera pas. Mettez la bouteille à la verticale à l’envers il descendra. c’est aussi simple que ça, cela s’appelle la gravité.

En ce qui me concerne, le jour j j’ai presque ressenti un besoin vital de changer de position pour soulager la douleur, mais j’étais coincée, branchée à tous ces fils.

Les maison de naissance et l’accouchement sans péridurale deviennent de plus en plus à la mode, un peu comme un retour aux sources.

La charge mentale pour les mères

Je ne sais pas pourquoi mais je vois beaucoup d’articles passer sur ce sujet en ce moment, comme si ça n’avait jamais existé et que c’était une révélation. Pour ceux qui auraient loupé cela, je vous conseille d’aller voir la BD de la très talentueuse Emma en cliquant ici.

Alors sachez que chez les manchots, la mère pond l’oeuf et c’est le mâle qui le couve pendant que cette dernière ramène à manger, tandis que chez les hippocampes ce sont les mâles qui portent les oeufs. J’avais même lu une fois qu’il existait une espèce animale capable d’assurer sa survie et sa descendance même lorsque tous les mâles était morts. Et après on dit que les animaux sont en retard par rapport à l’Homme ?

Il y a donc de super féministes chez les animaux, il faudrait que certains messieurs en prennent de la graine (je plaisante).

Je crois que cet article commence à être très long. J’ai volontairement grossi les traits et je sais bien que ce n’est tout à fait comparable mais c’était juste pour montrer que parfois, on se pose trop de questions pour des choses qui doivent être naturelles et instinctives.

La maternité c’est l’essence même de la vie, c’est presque quelquechose de primitif, de viscéral alors tout simplement écoutez vous et encore plus important observez le monde qui vous entoure, un peu comme un bébé le ferait avec son regard neuf. J’ai l’impression de me répéter très souvent mais encore une fois, chacun fait ce qu’il peut avec son ressenti et ne jugez pas une personne sur sa façon d’élever son enfant.

Je vous embrasse.

Les photos de cet article proviennent du site Pixabay regroupant des photos libres de droit.